Qualités Hautement fertilisantes de l'humus :

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Qualité sanitaire de l'Humus


CHU Montpellier
Centre Hospitalier Universitaire
Laboratoire de Parasitologie –Mycologie


Expertise de deux échantillons d’humus recueillis 

( respectivement en août et octobre 2006 )


Par Didier Basset


Echantillons prélevés à partir de produits végétaux dégradés secondement traités par mise en place de lombrics et recevant selles et urine broyées du demandeur :


Objectifs :

  1. apport de fertilisant bon marché et « naturels »

  2. Traitement des boues usées domestiques à usage de propriétés individuelles ou de petites collectivités

Deux échantillons d’environ 100 ml ont été analysés qualitativement au Laboratoire de parasitologie du CHU de Montpellier.

  • Aspect extérieur : échantillon sec, de couleur noire, homogène, légèrement grumeleux, absolument sans odeur.

  • L’examen microscopique, basé sur les recherches de Parasites dans les selles humaine a consisté à ( cf description des techniques ) :
  1. Technique d’extractionen milieu vivant par la technique de Baerman adaptée.

  2. Technique des concentrations combinées de Junod

  3. Culture sur milieu Agar-agar à 2% nappée d’une colonie bactérienne (Escherichia coli)

Résultats :

  1. L’examen a montré :
    • De nombreuses infusoires (protozoaires ciliés libres)

    • Assez nombreux Rhabditis sp. (nématodes (vers ronds possédant un
      double renflement oesophagien).

    • Quelques Rotifères (vers proches des Tardigrades).

    • Un oeuf pouvant évoqué de Toxocara sp.

    • Quelques spores de Champignons principalement dématiés (noirs)

    N’a pas montré d’éléments vivants pathogènes peut être à part l’œuf de toxocara (contamination par selles de chiens)

  2. La technique de concentration a pu montrer les mêmes éléments.

  3. La Culture sur Ager a montré quelques kystes vivants d’Acanthamibes (amibes libres pouvant être à l’origine d’atteinte de la cornée chez l’homme mais existant aussi bien dans l’eau du robinet )

En résumé, il n’a pas été trouvé dans les deux échantillons d’humus , que des éléments habituels et en particulier , il n’a pas été noté de concentrations excessives d’éléments susceptibles d’être pathogènes .

Cette première analyse ouvre la voie à une extension des possibilités pour traiter les déjections humaines en garantissant une absence de pollution dans l’assainissement ce que n’ont pas obtenus les systèmes industriels