Qualités Hautement fertilisantes de l'humus :

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Toilette Humus

Extrait du livre qui sera publié "HUMUS HUMANITE"


 

L’enjeu équiper une ville en particulier les quartiers pauvres où les fosses sont peu profondes ou au dessus de la surface.

 

On utilise le recyclage des déchets dans la nature pour traiter les effluents des habitants.

 

kankana

 

 

Les Kankana transforment en HUMUS nos déjections, en HUMUS sain et propre.

 

Il y a dans leur tube digestif des bactériophages qui transforment en phages toutes les bactéries pathogènes.

 

 

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On utilise aussi les bactéries du cycle de l’azote qui sont dans l’humus. Elles transforment en deux temps l’ammoniaque en nitrate.

 

 

Toutes ses opérations se déroulent sans odeur. Elles n’attirent pas les mouches. Et surtout pas de stockage.

 

Mais pour avoir des TOILETTES HUMUS, il faut de l'humus. C’est le matériau fertilisant le plus répandu de la terre.

 

Il y a dans les dépôts d’ordures une assez grande quantité de matière végétale qui fermente et que les vers du fumier rejoignent quand la température diminue. C’est ce que l’on peut voir sur des photographies prises au dépôt général, ANDRALALITRA d’Antananarivo.

 

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Pour l’homme, il est difficile de rassembler cet HUMUS pour sa toilette.

Des amis nous ont indiqué des ateliers de productions d’HUMUS à Antananarivo, Mr Jean Pierre et Mr Tony.

Les auteurs des ateliers ont réagi au danger pour l’humain des pesticides.

 

On découvre un lieu très bien organisée très ancré dans la vie.

 

Mr Jean de Britto qui se présente comme un fondateur–formateur. Premier producteur de lombricompost à Madagascar depuis 1997, révele qu’il a pris conscience de l’humus dans la forêt tropicale où les arbres poussaient sans engrais.

 

Le sac ouvert

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Les bacs à production d’HUMUS

 

bacs

 

Rôle des Kankana

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Beaucoup d’habitants d’Antananarivo manquent déjà de protéines.

 

 

Malnutrition

Trouver une solution pour aider les plus pauvres à manger des protéines est urgent dans beaucoup de villes surtout dans la zone intertropicale. Actuellement a Madagascar ce n’est qu’une question d’argent. Nous avons interviewé des marchands de nourriture en bordure d’avenue. Ils vendent une assiette du manioc sec pour 100 ariary, des assiettes du manioc frais sucré et du maïs pour 200 ariary et des pates pour le même prix. Une marchande qui est présente depuis 40 ans avoue qu’elle veut leur venir en aide en proposant une assiette de riz avec de la viande et un légume pour 600 ariary et une vendeuse plus jeune vend des assiettes de pates avec un œuf ou un morceau de poulet pour 600 ariary aussi.


A la coopérative Tata des poules qui mangent des kankana vers du fumier ont un taux de ponte régulier de 70 à 80%. C’est une preuve de l’influence bénéfique des kankana.
Les humains n’apprécient pas trop de manger des kankana crus. A la coopérative Tata, ils ont préparé plusieurs plats dont des samos en gardant les légumes et en remplaçant la viande par des kankana cuits à la poêle. Ils acceptent d’en préparer si on les leur commande mais ils ne s’opposent pas à ce que des marchands de nourriture les préparent eux-mêmes.


Préparer des samos avec des lombrics supposent que les gens intéressés produisent de l’humus matériel de base des lombrics.


Nous avons esquissé la démarche à Isotry mais elle n’a pas encore été finalisée. Nous sommes en train de développer une base d’eisenia faetida dans le fumier et sa généralisation nous libèrera de cette inquiétude. En revanche, l’utilisation des déchets verts peut se développer partout. Un rappel utile pour ceux qui n’ont pas suivi ma première intervention sur l’humus. Dans Antananarivo, on trouve des dépôts d'ordure où tout est mélangé. Les déchets verts fermentent . Les bennes débordent en bord de rue .L’ensemble devient nauséabond. Apprendre aux habitants de ne plus apporter les déchets verts au dépôt et de les mettre en tas sur le sol et à l’abri de la pluie pour qu’ils fermentent est très utile. Cela permettra de diminuer non seulement les odeurs nauséabondes mais aussi la faune dangereuse pour l'homme: les rats, les cafards, les puces, les mouches …
Mais passer du tas de fruits et légumes fermentés à l’humus implique que les habitants cherchent des lombrics particuliers. Des eisenia foetida qui se tortillent dans la main et cherchent à fuir.


Il est nécéssaire aussi d’ajouter aux légumes et fruits fermentés des matières organiques qui sont des nourritures pour les eisenia foetida :


La bouse de zébus qui et un bon matériel mais est beaucoup trop cher pour les habitants à moins qu’ils ne trouvent une aide financière sur ce point.


Les seaux hygiéniques. Les fruits et les légumes fermentés qui n’attirent pas les mouches ne masquent pas les odeurs et il est conseillé d’avoir un peu d’humus pour la masquer avec certitude.


Voilà bien amorcée cette approche utile à la responsabilisation des habitants. Elle leur permettra d’avoir à manger des samos chargés de protéines chargé aussi de calcium.

 

 

 

Jean de Britto à ma demande rédige ce texte:

Une base fondamentale pour la santé des humains

"Cicatrisant, calmant, guerissant"
Des années passées, nos ancêtres utilisaient le ver pour ce soigner.  Mais ils ne sont pas arrivés à transmettre leur savoir faire à leurs descendants. C’est avec cette inspiration qu’on a continué la recherche dans la famille de Rakotomanana Jean de Britto à Ambohimanambola , aux alentours et dans des coins de Madagascar.


Dans quelle maladie nous avons utilisé le ver ?


Vermifuge, plaie, maux de tête, sinusite, diarrhée, dysenterie, yeux, oreilles, insomnie, estomac, rhumatisme, goutte, fibrome, cancer,  fièvre.


Comment l’utiliser ?

 

Cela dépend de la maladie soit bouillon de ver, ver cru, pommade, poudre, goutte à goutte, cataplasme.


Le nombre de ver à utiliser dépend de la durée de la maladie.

 

Les bactériophages s’installent dans notre corps. Par exemple victime d’une dysenterie les kankana m’ont permis d’évacuer deux fois des bactéries pathogènes dont une fois environ un kilo environ, colorée, très souple qui ne s‘écoule pas. Manifestement cette exclusion des bactéries pathogène m’a évité de subir une complication toujours possible.

 

Je  suis adulte en est il de meme pour un enfant de 9 mois par exemple ?

 

 

Les vers du fumier et les ordures

En premier lieu je tiens à rappeler les principes de base en matière des ordures ménagères qui sont incontournables. M Michel Rumeau qui était Professeur à l’Ecole  Nationale Universitaire de Technologie à Dakar écrit un texte « Entropie et traitement des déchets : cas des ordures ménagères ». Les pollutions sont   plus facilement accessibles et maitrisables en phase solide et qu’en phase liquide et en phase liquide qu’en phase gazeuse. Il reste toujours  possible d’intervenir sur un polluant solide, si l’on s’aperçoit qu’il a mal été traité, alors qu’il est beaucoup plus difficile d’intervenir sur une pollution diluée encore moins sur un gaz. En fait une intervention est rendue d’autant plus aléatoire que la dispersion des polluants est plus grande. Cette dispersion est donc à éviter  absolument.

 

En deuxième lieu, je tiens à préciser qu’à Madagascar le problème des déchets, à part l’apparition massive de plastiques relève encore de la nature, puisqu’il existe une  quantité suffisante d’organismes vivants capables de les recycler en continu. Par exemple au dépôt d’ordure général d’ANDRALANITRA tous les fronts de tas d’ordures présentent la couleur noire de l’humus. Cela nous montre que les kankana transforment en humus tout ce qui fermente.

 

Ces données situent le problème.


Un projet d’usine d’incinération s’est manifesté. Les gaz  issus du mélange des ordures avec des plastiques risquent d’amener dans l’air non seulement du chlore mais aussi des molécules hyper dangereuses pour la santé. Sans parler de la destruction du meilleur  fertilisant de la planète puisque l’humus fait pousser à Madagascar et ailleurs tous les feuillus.

 

De mon côté j’ai entrepris à Isotry  dans un quartier insalubre, où  beaucoup de familles sont très pauvres de convaincre des habitants de produire de l’humus et des kankana à partir des déchets de fruits et de légumes. Globalement les gens suivent surtout les enfants. Ils seront plus convaincus quand ils auront de l’humus qui est un matériau de la nature qui attire les humains.

 

Mon objectif est d’obtenir que personne ne jettent plus les déchets qui fermentent aux tas d’ordures. En effet les tas où se mélangent tous les déchets sont nauséabonds. Ils attirent les rats les cafards ce qui crée un danger pour la santé.

 

Tous les habitants de la ville pourront cultiver dans des espaces privés et publics , dans des grands bambous ou dans des pots de terre de la ciboulette , du céleri, de la menthe , du coriandre , du basilic , du persil, des tomates et bien sûr des fleurs . Chacun  pourra cultiver ce qu’il désire.

 

La possession d’humus et de kankana donnera de plus l’idée aux gens d’installer par leur propre moyens où à l’aide d’artisans des maçons des menuisiers des toilettes humus qui  établiront un hygiène parfait, sans odeurs et sans mouches et  bien sûr  sans stockages de matières fécales.

 

Je ne rêve pas séparer les déchets qui fermentent est un affaire d’hygiène publique. Bien sûr les multinationales crieront au scandale puisqu’elles n’ont rien à gagner dans cette opération.

 

Pour les ordures d’Antananarivo, on est donc devant un choix de société soit on se laisse mener par les industriels et les habitants resteront anonymes et subiront  les  pollutions de l’air.

 

Soit on fait confiance aux habitants pour changer leurs conditions de vie. Dans ce cas, ce choix doit être favorisé par les pouvoirs publics  et cette association entre les habitants et les pouvoirs publics redonnera de l’espoir à une population qui pour l’instant subit une situation qui peut devenir dramatique.

 

 

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